DANIA EBONGUE

Conserver les forêts de l’Est et Sud-Est du Cameroun

La ville de Bertoua a servi, ce 16 Avril, de cadre de lancement du programme Natura Sud-Est Territoires durables en direction des forêts d’importance mondiale (Dja et Lobéké) grâce à un appui de l’Union Européenne en direction du Gouvernement Cameroun. Plusieurs acteurs de l’État, des organisations internationales et de la société civile prennent part à ces travaux.

Photo de famille de lancement de l’atelier Natura Sud-Est à Bertoua. Crédits photo, DANIA EBONGUE/Aymar NGAHAN

La Réserve de Faune du Dja et le paysage autour du Parc National de la Lobéké sont deux forêts d’importance mondiale, au Sud et au Sud-est du Cameroun. C’est dans l’optique d’une gestion durable de celles-ci que l’Union Européenne à travers le financement du Programme Natura Sud-Est Territoires durables, vient en appui au gouvernement du Cameroun. Les travaux de l’atelier, de lancement dudit programme se tiennent les 16 et 17 avril 2025 dans l’enceinte du Parc Sembe Lecco de la Commune de la ville de Bertoua, chef-lieu de la Région qui abrite ces deux forêts majeures.

Présence massive des acteurs de la Conservation à l’Est et au Sud du Cameroun. Crédits photo : DANIA EBONGUE/Aymar NGAHAN

En introduction des travaux ce mercredi 16 avril, le Gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, a réitéré tout l’engagement du gouvernement camerounais à faire de la conservation et de la gestion durable des forêts, un de ses engagements majeurs. Il a également salué la contribution majeure de tous les intervenants aux différentes composantes de ce programme, notamment AWF ( African Wildlife Foundation) qui a la charge du projet de mise en œuvre de la conservation de l’intégrité de la Réserve de Faune du Dja, comme l’explique Norbert Sonne, le Directeur-Pays de cette organisation :

La Délégation de l’Union Européenne au Cameroun quant à elle se dit satisfaite d’intervenir dans cette initiative, aux dires de Stéphen Peedell, Chef d’équipe environnement de l’Union Européenne au Cameroun.

https://www.youtube.com/watch?v=uc1Vd-PC00Y

En vue de lancer officiellement le projet et de s’assurer son bon déroulement, les membres du programme, de l’Union européenne, du gouvernement, de la société civile et autres acteurs camerounais, se sont rassemblés ce jour à Bertoua avec pour ambition de parvenir à des résultats probants sur les cinq ans de durée du projet.

DANIA EBONGUE


Le Nigéria fait danser le monde, le Cameroun piétine

Le Nigéria vient de tout rafler dans la catégorie africaine des Grammy Awards 2025. Un pays dont la musique s’exporte de plus en plus, tandis que le voisin camerounais stagne.

Il est loin le temps où Manu Dibango se faisait piquer la mélodie de Soul Makossa. Ce n’est plus l’époque où James Brown s’inspirait du hot Koki de André Marie Tala. Le Cameroun qui était fier de la reprise de Zangalewa par Shakira est bien loin. Nous sommes à des années-lumière de la période où Vincent Nguini faisait chanter le Bikutsi à Paul Simon. Loin, le moment où les têtes brûlées donnaient des concerts en Europe. Aujourd’hui, la musique camerounaise, c’est elle qui a la tête brûlée.

Une époque révolue pour la musique camerounaise

Pourtant, Meiway a eu pour chef d’orchestre un certain Ntoumba Minka, c’est Prince Nico Mbarga qui a fait bouger le Nigeria dans les années 1990, Elvis Kemayo, Sam Fan Thomas et bien d’autres ont fait danser l’Afrique. Il y a eu les Prix RFI Musiques du Monde (1988-Yolande Ambiana, 1996-Coco Mbassi, 1997-Sally Nyolo, 2001-Macase). C’est vrai qu’on a eu également des finalistes comme VBH en 2009 ou Gasha en 2018.

Quel gâchis !

Gasha, justement, quel gâchis ! Un talent pur, cette jeune fille. Sans forcer ! Créativité, présence scénique, belle écriture sont les signes distinctifs de son immense talent. Ce temps qu’elle a, comme tous les camerounais du Nord et du Sud-Ouest qui ont émergé dans les années 2010 (Stanley Enow, Salatiel, Jovi, Reniss, Magasco, Daphné) nous ont permis de rêver et de croire que le Cameroun revenait au Top continental et même mondial. En 2023, la chanson « People » de Libianca nous a conforté dans cet espoir… Mais plus rien !

Où sont passés les camerounais ?

C’est bien loin le temps où le Cameroun se faisait nommer aux Grammy Awards. Les Nubians l’ont été en 2004 dans la catégorie Best Alternative Urban RnB. C’était la belle époque de la diaspora camerounaise (Ménélik, Driver, Pit Baccardi, Jango Jack, Bams, Dan Kamit, Princesse Erika, Yannick). Le Cameroun musical avait des ambassadeurs partout. Sur le plan local, alors que Rasyn et Bantou Possi ouvrent le bal, Krotal et Koppo ouvrent le champ des possibles, puis viendra X Maleya. Entre temps, des labels ont bossé dur : Zomloa Familia, Mapane Records, So Sound Records, Red Zone, etc. Le pays des divas telles que Kareyce Fotso, Sanzy Viany, Eva Hakapoka, pourquoi ? Et si je me mets à citer Negrissim, Ak Sang Grave, Valsero, Vegans, Francky P, Sultan Oshiminh, Duc Z, Mbale Mbale, PC Divine, Big B-Zy, Just Woan, on ne pourra pas s’arrêter

Le Nigéria rafle tout

Ce que je sais, c’est qu’en 2025, le Cameroun n’est pas présent sur la scène musicale internationale. Le Nigeria rafle tout. Mais alors tout. Burna Boy et Davido étaient parmi les nommés en 2024, ils le sont encore en 2025. Mais pas tout seuls. Dans la catégorie Meilleure Performance Musicale Africaine, le Nigeria rafle tout.

Le Nigéria rafle toutes les nominations dans la catégorie meilleure musique africaine. Crédits Photos : CRTVweb

Tems, la reine africaine

La sublime Tems avec Love Me Jéjé obtient le Grammy, elle était en compétition avec Burna Boy, Davido, Asake, Wizkid et Yemi Alade, tous nigérians. C’est dire que le pays de Fela Kuti transporte très bien l’Afro Beat, dans le monde entier. Le Nigeria a une belle recette pour séduire les plateformes de streaming, les radios internationales et les scènes de concert.

Toujours dans ces Grammy Awards, deux nigérians sont nommés dans la catégorie Meilleur Album Global. Il s’agit de Rema (Heis) et Tems (born in the wild), encore elle ! Il est clair que Tems, de son vrai nom Temilade Openiyi, à 29 ans, est la meilleure africaine de ces Grammy 2025. Vainqueur dans la catégorie africaine, finaliste dans la catégorie album global et finaliste dans la catégorie meilleure chanson RnB (Burning). Derrière elle, se trouve toute l’industrie Naija que le journal Le Monde appelait si bien en 2024, « cet autre pétrole ».

Il faut dès lors se poser les questions profondes

Pourquoi le Cameroun est-il absent de ces distinctions internationales ? Que font nos artistes actuels en dehors des clashs sur les réseaux sociaux ? Que valent-ils aujourd’hui ? Quelle carrière ont-ils véritablement ? Où va la musique camerounaise ? Pays de talents ? Comment le Nigeria a-t-il fait pour se positionner si haut ? Les artistes camerounais qui ont fini par bouder les radios FM, puis les tv au profit de YouTube ont-ils fait le bon choix ? Ceux qui ont préféré Trace TV au détriment des chaînes locales ont-ils eu raison ? Quel est donc le plan de carrière de nos artistes ? Quelles scènes investissent-ils ?

DANIA EBONGUE


Quand Dominique Pekassa raconte Soeur Dominique

Ce 28 décembre 2024, Sœur Marie Dominique CHEMELLO du Sacré Cœur, célèbre son jubilé marquant ses 60 ans en Afrique. En réponse à l’appel divin, elle et les autres sœurs de la Congrégation des Franciscaines Missionnaires du Sacré Cœur, débutent en 1963, une œuvre missionnaire à Nkilzok, lieu de naissance de Dominique Pekassa, auteure de l’ouvrage « Sœur Dominique Chemello Ida, une vie, un don pour l’Afrique. 60 ans après, toujours au service ». Une biographie que nous avons feuilletée.

Dans une pudeur indescriptible, Madame Pekassa née Peghouo Ngou Dominique Emilie ose à peine parler d’elle. « Pour Dominique NGOU PEKASSA qui est également attachée à la sœur, c’est davantage la figure de grand-mère qu’elle retrouve en elle », nous renseigne l’ouvrage. Mais l’auteur va ajouter que « née prématurée à Nkilzok avant les années 1980, elle a eu à bénéficier des précieux soins de la sœur, qui a contribué à sa survie ». La suite, Madame Pekassa ne le dit pas. Elle évoque à peine le lien entre son prénom Dominique, et celui de l’héroïne de son ouvrage de 164 pages qui parait aux éditions André Ngoah, ce 28 décembre 2024. Au contraire, c’est l’académicienne qui reprend le dessus tout au long de l’œuvre.  

Ouvrage de Dominique Pekassa

La titulaire d’un doctorant PHD, enseignante-chercheuse à l’ESSTIC, se refuse à céder à la tentation d’un opus intimiste. La faute à son éducation, à sa trajectoire et surtout à sa personnalité réservée. Un paradoxe pour une militante d’associations panafricaines, une ancienne responsable d’une radio dédiée à l’environnement, une ancienne responsable au sein de la Commission des Droits de l’Homme, et une ancienne journaliste de terrain. Comment peut-on être autant au front et éviter toute évocation à son propre parcours ? Serait-on tenté de se demander. La réponse, il faut la puiser dans le livre. Dominique se fait la biographe de Sœur Dominique, mais derrière le texte, se cache le contexte, comme le précisent bien des théories linguistiques et littéraires. « Le contexte se présente-t-il comme une série sans fin d’emboîtements » selon la chercheuse Kerbrat-Orecchioni Catherine.

Dominique Pekassa

En d’autres termes, tout est lié entre les deux Dominique. Dominique la sœur, a sauvé la vie de la prématurée Dominique. Dominique l’auteure est devenue la Mbombo (homonyme) de la sœur. Dominique l’auteure a grandi avec ses frères et sœurs dans un catholicisme pratiquant et dévoué. C’est donc difficile de sortir de ce contexte subjectif pour aborder une œuvre d’une si grande portée scientifique. Madame Pekassa commence par nous présenter la congrégation des sœurs franciscaines missionnaires du sacré cœur. Ensuite, leur mission à Nkilzok et Ngonkoa, et pour finir avec bon nombre de réalisations, de témoignages, jusqu’au jubilé de ce 28 décembre, célébré par l’Evêque du Diocèse de Kribi.

Il y’a entre l’auteure et son œuvre, une autre Dominique, moins connue celle-là, du moins par ceux de sa vie publique. Il y’ a la Dominique, élève de l’Ecole Publique du GMI à Bamenda, élève du Lycée Bilingue de Bamenda, qui faisait partie de salles de classes où ces noms étaient scandés dans cet ordre : « Ebongue Dania, Ekoto Ekoto Romain Philippe, Peghouo Ngou Dominique Emilie, Missilhane Dieudonné, Siaké Siaké Goerges Alban, Toumbou Fonka Arlette, Ngo Bias Marthe Viviane ». Des noms qui ont cheminé ensemble, dans les rues de Bamenda, et qui ont cheminé dans la vie, au Cameroun et ailleurs, avec un dénominateur commun, la fraternité. Dominique m’a reparlé récemment de ses retrouvailles avec la Sœur Dominique. Ces retrouvailles ont été bouleversantes et emplies d’émotion. Le livre nous plonge dans les sentiers de la foi.  

Le livre parait donc le même jour que les 60 ans de service de Sœur Dominique Chemello Ida, cette italienne, infirmière pionnière arrivée au Cameroun en 1965, et qui n’en est jamais repartie. Madame Pekassa dit d’elle qu’elle reste « droit dans ses bottes », malgré sa canne et ses 90 ans. Une Dominique qui parle d’une autre Dominique, c’est à lire avec le cœur, l’âme, l’intellect et …l’esprit.

DANIA EBONGUE


Vendredi 13 à Yaoundé : le spectre de la peur

La journée du vendredi 13 est très souvent marquée par une vague de superstitions. En 2023, les mois de janvier et d’Octobre portent ce signe décrit par plusieurs légendes et mythologies comme un jour porteur de sorts. Les étudiants de l’Ecole de journalisme de Yaoundé ont mené l’enquête.

Lorsque le 13 de chaque mois tombe un vendredi, c’est perçu comme journée de superstitions et de légendes, au point d’influencer les jeunes. Certains, rencontrés dans la ville de Yaoundé au Cameroun, décrivent ce vendredi 13 comme une « journée de malchance » et pour d’autres, une « journée porte-bonheur ». Un peu comme les jours de pleine lune, chacun y va de son débat. Pour beaucoup en revanche, c’est une journée ordinaire, qui ne porte aucune connotation mystique, et qui est simplement un prétexte pour réveiller de vieilles superstitions antiques qui tablaient effectivement sur la dualité chance ou malchance le vendredi 13.

A l’origine de cette légende

Pour beaucoup, cette légende tire son origine du destin funeste qu’a connu les Templiers sous le règne de Philippe IV. Pour d’autres par contre, elle trouve son point de départ dans la bible. Selon certaines sources, la légende du vendredi 13 est partie de la Cène, le dernier repas du Christ avec ses disciples. Au total, ils étaient 12 à table plus Judas, le 13ème membre. Cette légende est devenue un grand moment de supputations en Europe où, d’après un sondage de 2017, 15% des européens ont peur du vendredi 13.

Sondage Statistica 2017 sur les peurs des européens en 2017. Source et crédit : Statistica

Le mythe autour de cette journée a un impact négatif sur l’état d’esprit des jeunes. Au quartier Bonamoussadi dans une cité universitaire, Damaris, fervente croyante stresse à l’idée d’affronter cette journée. Elle a en mémoire des événements malheureux qui se produisent souvent dans le monde. Elle nous parle de l’impact que l’attentat de Charlie Hebdo du vendredi 13 novembre 2013 a eu sur les esprits. Elle n’est pas seule dans cette situation. Noëlle, étudiante, elle aussi prend ses précautions parce que selon elle, le vendredi 13 vient avec son lot d’événements mystérieux ou tragiques.

Que disent les autorités traditionnelles et religieuses ?

Il a donc fallu interroger la sagesse religieuse et la sagesse traditionnelle pour en avoir le cœur net. Pour le Père Mvondo, prêtre de l’Eglise Catholique Romaine à Yaoundé, « Dieu n’a pas créé un jour de malheur ».

Père Mvondo-Copyrights DANIA EBONGUE, Dilane TSAGUE

« Je ne sais pas à quel moment Dieu a introduit la malchance chez l’homme » ajoute Sa Majesté Jean Mama, un chef traditionnel de Yaoundé, qui est lui aussi convaincu que la légende du vendredi 13 reste une farce.

Sa Majesté Jean Mama-Copyrights Dilane TSAGUE

On peut aisément constater que dans le traditionnel comme dans le religieux, la perception est que le vendredi 13 est une fable, et pourtant, cela n’a jamais empêché l’humanité de penser qu’il y’a pas de fumée sans feu, et que ces légendes justifient bien des secrets que nous ignorons peut-être. En attendant de percer définitivement ce mystère, il est à noter que, de 2020 à 2029, le vendredi 13 apparait au moins une fois dans le calendrier annuel, mais 2026 bat le record avec trois apparitions. 2026 sera-t-elle une année particulière ?

Dates du vendredi 13 (2020 à 2029). Source et crédit : Statistica

Par Gaïtano Tsague, Audrey Melouni, Danielle Nga Tbessa, Marielle Okala, Alix Messina

(Elèves-journalistes)


L’Afrique m’a redonné le sourire au Qatar

Ma présence au Qatar comme journaliste de la radio et de la télévision nationale du Cameroun m’a permis de vivre ces moments historiques pour le continent africain ; notamment sur les performances inédites.

Le Maroc, sur les traces de 1986

Le sourire du président de la FIFA m’a marqué lors du dernier match de groupe du Maroc, face au Canada (1-2). J’ai vu dans ses yeux la fierté de voir une équipe africaine téméraire et entreprenante. Le Maroc sortira premier de ce groupe F, non sans avoir infligé une humiliation à la Belgique. Le pays étant à quelques heures de vol de Doha, la présence marocaine est forte ici au Qatar. Je les ai rencontrés, ces fervents supporters en maillots rouge et blanc, au « Mall of Qatar », dans le métro, et dans les fan zones.

Invité à donner mon regard sur la participation des équipes africaines pour la Coupe du Monde Qatar 2022, j’ai été ébloui par le nombre de téléspectateurs qui ont appelé en direct. Les trois quarts étaient des marocains. A eux seuls, ils revendiquaient de représenter le Maghreb, le monde arabe, et l’Afrique. J’étais heureux pour ce peuple fervent, pour mon amie blogueuse Ahslem B, pour mon confrère journaliste Teddy Patou qui officie sur la chaine 2M, et pour les bons souvenirs de mon séjour à Tanger en 2021.

Tunisie, Cameroun et Ghana, avec les honneurs

Pour la première fois, aucune équipe africaine ne quitte le tournoi avec moins de trois points. Le Maroc a obtenu 7 points, le Sénégal 6 points, le Cameroun et la Tunisie 4 points et le Ghana, 3 points. L’Afrique n’a pas à rougir de sa participation. Pour la première fois, le Cameroun remporte son troisième match de poule. Et contre qui ? Le Brésil. Ainsi, pour la première fois, une équipe africaine bat le Brésil après sept confrontations et autant de défaites. Le match Serbie-Cameroun (3-3), quant à lui, fait partie des rencontres inoubliables de la phase de groupe. Un match inoubliable pour la communauté camerounaise, notamment pour les artistes Vanister et Mr Chantal ici.

De gauche à droite : Vanister (Artiste), Dania Ebongue (Journaliste), Monsieur Chantal ( Web-comédien). Crédit photo : DANIA EBONGUE

Le Sénégal, comme des lions

Oui, cette coupe du monde est celle des lions. Ceux de l’Atlas, Les indomptables du Cameroun, mais aussi ceux de la Teranga. C’est au stade virtuel de l’espace média de Doha que j’ai regardé la rencontre.

Stade virtuel de la Coupe du Monde 2022. Crédit Photo : DANIA EBONGUE

Malheureusement, j’ai assisté à la défaite (0-3) face à l’Angleterre. Mais les Lions de la Teranga doivent être fiers de leur parcours : de 2002 à 2022, les sénégalais ont déjà disputé deux huitièmes de finale de coupe du monde.

Et de quatre pour les quarts !

Désormais quatre pays africains seront cités parmi ceux qui font partie du cercle fermé des quarts de finalistes en coupe du monde. Après le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002, le Ghana en 2010, c’est au tour du Maroc d’atteindre l’étape des quarts de finale. Cette performance des Lions de l’Atlas vient définitivement couronner mon séjour ici à Doha au Qatar.


Ma belle rencontre avec les étudiants de l’ESSTIC

Lorsqu’un soir, la directrice de directrice l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) me sollicita pour venir donner des Travaux Pratiques Approfondis aux élèves journalistes de 3ème année, j’étais loin de m’imaginer qu’il s’agissait d’une aventure humaine exceptionnelle.

Genèse d’une vocation d’enseignant…

C’était la fin de l’année académique 2021-2022. Le Docteur Richard Awono, Monsieur Elvis Mbimba, Chef de la Division des Nouveaux Médias à la CRTV ( Cameroon Radio Television), et moi-même, devrions désormais encadrer ces élèves dans la filière cyberjouralisme qui était un tout petit peu à la traîne dans cette institution, à l’ère de l’évolution des technologies, des solutions et innovations, et des nouveaux modes de consommation médiatique. C’est que, cette prestigieuse école de journalisme est quelque peu restée nostalgique des médias classiques Radio, TV et Presse Ecrite, et jusqu’ici, la presse en ligne était quelque peu optionnelle, voire dérisoire.

En rouge, Marie Grâce Belibi, Crédits photos-DANIA EBONGUE

Cyber-journalisme ou web-journalisme ?

Mon problème vient d’abord de la dénomination de ce parcours. Pourquoi cyber journalisme et non pas E-Journalisme ? Ou Web-journalisme ou simplement Journalisme Multimédias ? Car aujourd’hui, le journalisme sur Internet est bel et bien l’agrégation des autres médias, même si les formats, les genres et les styles peuvent avoir des nuances, il reste que dans le nouvel univers des médias, les replays, les podcasts, les alertes, les notifications et les streamings empruntent chacun au langage du son, de la vidéo, du texte, de la photo, du graphisme et du journalisme de données. Mais qu’importe, la notion de cyber-journalisme peut paraître réductrice, mais elle est suffisamment éloquente pour mettre en exergue un paradigme nouveau. Et les étudiants alors, sont-ils réceptifs ? Ont-ils la mesure des enjeux de ces nouveaux médias ? Je n’ai pas eu le temps de me poser la question longtemps. Dans cette vague 2021-2022, trois de mes étudiantes (ici en photo), Rachèle, Ruth-Marcelle et Marie-Grâce semblaient montrer de l’intérêt pour ce parcours. Je remercie d’ailleurs ces trois-là qui m’ont accompagné dans le comité d’organisation du Colloque International sur Les Médias en Ligne. Paradoxalement, elles ont toutes postulé pour un stage TV pour la fin de leurs études. Rachèle m’a approché courageusement  plus d’une fois, pour rédiger un article web. Elle l’avait fait pour la sortie des étudiants du Digital College. Mais sa base restait la rédaction de la télévision.

Ruth Marcelle Ngo Mbang et Rachèle Nyeck Crédits photos-DANIA EBONGUE

Quel type de journalisme pour demain ?

Il y’a donc peut-être encore un complexe au sein de nos jeunes apprenants ou alors, faut-il se questionner, les médias audiovisuels apportent plus de notoriété que  ceux qui se cachent derrière les claviers ? C’est certainement un débat sans fin, mais toujours est-il que j’ai eu un début de réponse en ce début d’année académique 2022-2023. Nous sommes de nouveau en Journalisme 3, avec de nouveaux étudiants, plus réceptifs, plus assidus, plus intéressés au web-journalisme, mais tous ont une appréhension : Va-t-on leur permettre à l’ESSTIC de soutenir en web-journalisme ? 

Exposé de web-journalisme, Année académique 2022-2023 Crédits photos-DANIA EBONGUE

Car, disent-ils, ces soutenances ont été suspendues depuis quelques années. Je leur ai répondu qu’il ne me semblait pas logique pour la Directrice et pour Monsieur NTA A BITANG (Directeur Adjoint), de nous confirmer comme enseignants dans cette filière, de programmer ce cours sur deux semestres, pour ne pas inciter les étudiants à soutenir en web-journalisme. Tant que le contenu de leurs travaux portera sur la production journalistique en ligne, il n’est donc pas de raison que les soutenances ne reprennent pas.

Moi en compagnie des étudiants de Journalisme 3 Crédits photos-DANIA EBONGUE

Alors, des cuvées se démarquent, étudiants anglophones et francophones confondus. Je citerai Kuwan  Chelsea Kernyuy, Ntouda Célestin Wilfried, Aboun A Amatchang Fleure Tabitha, Abomo Ela Danielle Jordane, Amougou Martin narcisse, Sarah Ngozi Mawuli Adjei, Mballa Essomba Brigitte Inès et Kimaka Murielle Cassandra entre autres. Cette dernière m’a ébloui par son shooting photo lors d’une série d’exposés de ses camarades. Le 15/20  qu’elle a obtenu pour sa prise de photos ci-dessous me semble mérité, ce d’autant plus que Monsieur Mbimba a consacré plus de trois séances au Mobile Journalism, qui est de plus en plus la tendance actuelle, à savoir, produire des contenus médiatiques à travers son smartphone. Vous le voyez bien, le débat sur l’intitulé du cours revient avec acuité.

Photo prise par Crédits photos- Murielle KIMAKA

En guise de conclusion…

Cyber-journalisme ? E-Journalisme ? Online-Journalism ? Mobile Journalism ? Journalisme Multimédias ? Finalement, quel est le choix à opérer dans ce siècle où tout est connecté ? De toute évidence, c’est avec passion que tous les jeudis et vendredis, nous nous donnons à cœur joie pour encadrer ces journalistes en devenir. L’objectif est de faire d’eux des professionnels de l’information, en se servant des plateformes Internet comme supports de diffusion. Sur le plan humain, ces deux promotions d’étudiants m’ont emmené à comprendre la vertu qui se cache dans la transmission de l’enseignement et de la pratique du métier.

Cette semaine, les étudiants tenus l’année dernière soutenaient leurs travaux de fin d’études. Je regrette qu’aucun d’eux n’ait songé à m’informer de leurs passages. Qu’importe, j’ai hâte de les voir sur le terrain et de les appeler… « Chers collègues ».


Allô, Fokou ? Ton vin est-il un poison ?

Les consommateurs s’indignent et dénoncent. Il y a quelques jours, la fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO) a indiqué que les marques de liqueurs et vins appartenant aux sociétés SOFAVINC et SAFVIS ne sont pas des vins rouges de table, ni des vins blancs. À en croire cette dénonciation, les Camerounais consommeraient du « poison », car au lieu que ce soit du « vin de table », ce serait plutôt une sorte d’alcool brut et nocif proposé aux camerounais.

La FOCACO interpelle l’Agence des Normes (ANOR) afin de demander à ce fabricant de  « cesser de duper les consommateurs à travers un étiquetage passible de poursuites judiciaires ». C’est donc un véritable coup de tonnerre au Cameroun. Les vins les moins chers, et donc les plus exposés dans les veillées, mariages, anniversaires et dots au Cameroun, proviennent de SOFAVINC et SAFVIS, deux sociétés de distribution de vins appartenant au Groupe Fokou.  

Une des marques dénoncées au Cameroun-Crédit Photos SOFAVINC

Les marques sont pourtant célèbres :

Et bien d’autres, qui sont souvent indexées comme des vins de qualité dans les cérémonies officielles et surtout très prisées pour le coût à la portée du citoyen moyen. Le seul hic que «  Ces boissons sont un mélange d’alcool éthylique (distillation) avec des arômes artificiels et de l’eau. Or seule la vinification est le processus de fabrication du vin : norme Nc 209 » nous dit la FOCAFO dans son interpellation.

Le vin ou du faux vin ?

Il est vrai que depuis un moment, cette agence est accusée de légèreté face à plusieurs produits de consommation au Cameroun, notamment les produits décapants, les cheveux artificiels et d’autres produits vendus au Cameroun avec des conséquences néfastes sur la santé. Une interpellation relayée par Cesarotti EKWE EKAMBI, administrateur des établissements du tourisme au Cameroun, et dépité par la présence de ces produits sur le marché camerounais. « Il m’a été donné de comprendre ce que c’est que le vin, à travers les thèmes de la Viticulture qui est la culture du raisin, La Vinification qui est l’ensemble des procédés d’obtention des différents types de vins et L’œnologie qui est l’accord des mets et des vins, ainsi que leurs services. Partant de cela, on observe qu’il s’agit ici  du déchet de moût qui est recueilli par certains pour être séché et obtenir du nectar ensuite distillé par alliage d’alcool et sucre pour obtenir ces pseudos vins dont il est question » nous dit EKWE EKAMBI.

En clair, ce n’est pas du vin que produit SOFAVINC mais un produit alcoolique proche du brut. Plus loin, Monsieur EKWE EKAMBI affirme que « dans le contexte économique actuel, et serait impossible de consommer au Cameroun, un vin ayant respecté les normes de production à moins de 10 euros même s’il est embouteillé ». C’est donc une question de faible pouvoir d’achat qui justifie la ruée des Camerounais vers ce « vin » bon marché. Car il n’y a aucun vin produit au Cameroun mais certains faussement embouteillés. Il faudrait donc, poursuit EKWE EKAMBI, « Ôter de sa tête en achetant une brique qu’il s’agit du vin ».

En matière d’importation de vin, cinq pays sont les plus grands fournisseurs de vin au Cameroun :

Etude menée par la Douane Camerounaise. Crédits Photos-DANIA EBONGUE

Et maintenant alors ?

Pourtant, la Guinée équatoriale voisine propose des vins d’origine espagnole au Cameroun, à travers les villes frontalières que sont Ambam et Kye-Ossi. Il reste quand même que malgré ces prix compétitifs et des tarifs douaniers moins forts en Guinée équatoriale, les tracasseries policières n’encouragent pas les Camerounais à adopter systématiquement la filière équato-guinéenne, car le vin en brique de SOFAVINC a toujours du succès et est même exigé dans certaines cérémonies de dot. Le seul moyen de sortir de ce guêpier est l’interpellation de l’ANOR et des ministères de la santé et du commerce afin que le produit de la vigne soit consommé à la place de l’alcool distillé. Selon un communiqué de l’OMS en mai 2022 : « Dans le monde, trois millions de personnes meurent chaque année des suites d’un usage nocif de l’alcool – une toutes les 10 secondes – ce qui représente environ 5 % de tous les décès. Un nombre disproportionné de ces décès liés à l’alcool surviennent chez les jeunes, 13,5 % de tous les décès chez les 20 à 39 ans lui étant liés ».


Cameroun : Non, le train de Camrail n’est pas dangereux

5 ans après l’accident ferroviaire du 21 Octobre 2016 au Cameroun, certaines populations appréhendent encore le train. Avec l’ouverture du Train Express de la compagnie Camrail, la ligne reprend vie progressivement. J’ai effectué le voyage…

Comment faire comprendre à mes voisins que leurs bavardages sont un calvaire ? C’est souvent difficile d’expliquer à mes compatriotes qu’il faut respecter le silence d’un lieu commun, surtout s’il s’agit d’un voyage en train. Le ronflement des wagons, les senteurs du paysage, la contemplation de la nature sont autant de moments que le passager a envie de vivre avec tous ses sens.

La première heure de ce trajet a ressemblé à un moment de calvaire. Je me demande si j’avais peur d’un accident ou alors si c’étaient vraiment ces causeries qui me mettaient mal à l’aise ?  Entouré de trois messieurs d’un âge respectable qui se sont retrouvés pour se remémorer leurs souvenirs d’enfance et leurs combats politique, j’ai dû « subir »  les 50 premières minutes en leur compagnie. Le train est bel et bien parti à l’heure (14h 30) et à 15h19, c’était la première escale à la gare de Ngoumou.

Revenons à mes voisins. Deux n’étaient pas vraiment à leurs place. Car dans le Train Express de Camrail, les places sont numérotées et inscrites sur le billet. Mes voisins ont juste profité des places vides de notre compartiment pour improviser un débat entre eux. Le premier a raconté comment il s’en était sorti après un AVC. Le deuxième a insisté pour démontrer que le vin était bon pour le cœur, et le troisième, celui que les deux premiers étaient venus voir, a estimé qu’il ne pouvait pas payer le repas servi dans le train, car selon lui, « je croyais que c’est comme l’avion. Le repas servi à bord doit faire partie du package ». Est-ce une suggestion à peine voilée faite à la société Camrail ? Toujours est-il que moi je ne me suis pas privé de commander mon poisson grillé. 

Finalement, mes voisins se sont avérés être des personnes agréables. Des discussions joyeuses se sont entamées, y compris celle relative à l’accident mortel du 21 Octobre 2021, un vendredi noir, 5 ans plus tôt, comme ce même vendredi où le destin nous a permis de nous rencontrer et de nous raconter. La suite est un agréable moment, entre les sonorités distillées dans le train, les annonces de l’hôtesse et le paysage magique qui se dresse à chaque arrêt : 15h 54 (Makak), 16h 40 (Eséka), 17h 18 (Messondo), 17h 58 (Edéa) et enfin, l’arrivée à Douala à 19h, sans même remarquer que le voyage a duré 4h et 30 minutes.

https://twitter.com/doualatour/status/1448954127573266432

Le train est stable, loin des secousses de la route, et de l’angoisse des dépassements et des coups de freins. Loin de ces moments où personne n’a envie de fermer l’œil parce que la route est toujours un moment d’incertitude.

Le voyage était confortable et agréable. La peur est dissipée. Non, le train n’est pas dangereux. Il comporte aussi ses risques certes, mais dans le monde entier, le train reste l’un des moyens de locomotion les plus sûrs.


Voyage dans le calvaire des hôtels du Cameroun

L’enfer commence par Bafoussam, ses agences de voyage et ses hôtels… Il se poursuit par cette situation terrible dans le Sud-Ouest du Cameroun depuis 2016. L’enfer, ce sont ces villes mortes, ces commerces fermés et ces jeunes séparatistes qui sèment la terreur, au nom d’un combat idéologique teinté d’enlèvements, de crimes et de violences quotidiennes. Malgré cette situation de terreur, au bord de l’Océan Atlantique, se trouve le Seme Beach Hotel, situé à 20km de la ville de Limbé, où j’ai rencontré Yann ANOKO, le Directeur Général de la structure.

Mais peut-être devrais-je commencer par Bafoussam. Oui, Bafoussam! Chef-lieu de la région de l’Ouest. Le climat est presque tempéré, alors il faut faire gaffe à sortir couvert. Le problème à l’Ouest et particulièrement à Bafoussam, c’est obtenir une place dans les nombreux bus qui rallient les villes de Yaoundé et de Douala. Nous sommes samedi et je suis de retour de Dschang, où les blogueurs ont rencontré le responsable du musée des civilisations de la ville.

https://twitter.com/ghislainedigona/status/1363089767353753603

Dschang une belle et grande ville. Une ville au cœur des chefferies des Grassfields, carrefour entre les migrations et les peuplades du Nord-Ouest, du Littoral et du Sud-Ouest. Pendant que les blogueurs tiennent leur Assemblée Générale, le stress s’installe. « Comment vont-ils retourner à Yaoundé et Douala? » dont ils proviennent la plupart ?

https://twitter.com/alida_eboo/status/1363088217663242241

L’équation est difficile. Fotso Fonkam pense qu’il est évident de réserver un bus vers 11h. Nous sommes samedi et c’est le grand jour des affluences. Il doit se résigner à rentrer sur Yaoundé à minuit, comme le prévoient les blogueurs en provenance de Douala, bien qu’effrayés par le drame de La Falaise qui est encore frais dans les mémoires. Malheureusement, malgré l’invitation des régionaux de l’étape (Romuald, Romaric et Dirane), Mathias, Etienne et moi prenons la route de Bafoussam. Je pensais secrètement pouvoir rentrer en auto-stop et arriver à Yaoundé vers 23h pour m’éviter ce douloureux voyage de nuits. Fait de déviations, de nids de poules et de freinage brusque, il pourrait me provoquer un arrêt cardiaque.

L’enfer de Bafoussam

Nous arrivons sous la pluie après un voyage dans un minibus serré, entouré de femmes bavardes et qui s’arrêtaient à chaque lieu de deuil ou de funérailles. Il est 18h. Je fonce à la gare routière. La marée humaine qui s’y trouve me démontre déjà que la nuit ne va pas être facile. Toutes les agences sont pleines, tous les bus sont réservés et décolleront tous autour de minuit. Il ne me reste plus que l’option de l’auto-stop. Comme une malédiction, des voitures prennent des gens pour Bangangté, Bafang, Nkongsamba et Douala, mais rien pour Yaoundé. Il est 20h. Je viens de passer deux heures, debout, à crier: « Yaoundé-Yaoundé ». Je finis par m’imposer une pause. Le Taro Sauce jaune est le mets local ici. « J’assassine » un plat avec rage en attendant de me remettre à faire de l’autostop. Peine perdue.

Il est 22h et au même moment, les autres restés à Dschang, annoncent qu’ils sont déjà assis dans leurs bus respectifs. Et mes regrets commencent. Pourquoi ne suis-je pas resté avec eux ? Pourquoi ai-je pensé un seul instant que c’était évident d’avoir une voiture à Bafoussam ? 23h 30. Je dois me résigner à prendre une chambre d’hôtel. Je tombe sur une qui n’est pas loin des agences. La réceptionniste me dit : « 18.000frs la nuitée » et m’explique que ses chambres ne sont pas climatisées. Je lui demande ce qui peut expliquer un tel prix .

– Monsieur, il fait froid à Bafoussam, nous n’avons pas besoin de climatiseur dans les chambres.

– Ah bon madame ? Pourtant, en Europe et en Amérique du Nord, il fait froid également. Pourquoi ils ont la clim là-bas ?

J’ai tout de suite compris que c’est le genre de réponse qui fait fuir les touristes au Cameroun. Le plus grave, c’est que cette dame ne réalise même pas que son hôtel est à deux minutes des agences de voyages. Et à dix minutes du stade de Bafoussam qui va abriter les matches de la CAN 2021 au Cameroun. Comment peut-on être si peu professionnel ? Dans ma colère, je lui ai balancé les 18.000frs et j’ai regagné ma chambre, avant d’emprunter le premier bus de dimanche qui partait à 5h du matin.

Le CHAN, la CAN et les hôtels…

Je repense à cet hôtel de Bafoussam, et je me revoyais, il y’a deux semaines à Limbe, au Seme Beach Hôtel. Sous recommandation de TDK, je me suis rendu à Limbe pour vivre la rencontre Maroc-Cameroun comptant pour le CHAN 2020 au Cameroun. J’avais été motivé, malgré le contexte sécuritaire difficile, par les assurances du gouvernement, quant à la sécurité du site.

Je me suis donc rendu au Seme Beach hôtel, situé à plus de 20km de l’agglomération de Limbé, sur la Nationale Numéro 3. L’itinéraire vous conduit de Douala à Limbé sur l’Océan Atlantique, puis par Ngueme (où se situe le stade de Football) et Batotoke, avant la localité de Seme connue pour l’eau minérale naturelle qui porte le même nom. Je suis accueilli par Yann Anoko.

Des médias ont séjourné ici durant le CHAN, notamment des français et des marocains qui ont profité de l’océan, des courses de chevaux, des distractions diverses, et surtout de la restauration haut de gamme.

https://www.youtube.com/watch?v=b_Nq5MvPeB4&feature=youtu.be

Le concours « Miss Beach » a donc repris à Limbé, signe que l’activité touristique reprend peu à peu, mais pour cela, il faudrait une digitalisation de nos hôtels au Cameroun. Beaucoup n’ont pas de formulaire de réservation en ligne. Beaucoup ne sont pas simplement visibles sur Internet.

Yann Anoko se dit donc confiant, mais le syndicat des hôteliers devrait aller au delà. Pourquoi pas mettre en place une charte des hôtels du Cameroun ? Pourquoi pas organiser des foras et autres symposiums pour permettre au hôtels camerounais de revêtir des habits plus dignes pour la CAN 2021 ? En tout cas, chez Yann, on se digitalise déjà et on est déjà connecté.

En comparant mes séjours à Bafoussam et à Limbé, j’ai constaté que l’activité hôtelière, malgré les crises sanitaire et sécuritaire, a encore de beaux jours devant elle. Aux promoteurs de prendre la mesure totale des enjeux de ce secteur.


CHAN 2020: Tout savoir en images…

La 6ème édition du championnat d’Afrique des Nations se déroule du 16 janvier au 7 février 2020 dans les sites de Yaoundé-Mfandena, Douala-Bépanda, Douala-Japoma et Limbé-Buea avec seize nations africaines venues défendre le deuxième titre majeur de la Confédération Africaine de Football. Voici ce que vous devez savoir sur le Chan en quelques images.

La géographie des pays

Les seize pays qui participent au CHAN 2020

La répartition des pays par groupes et par sites

Groupes et sites du CHAN 2020

Le Cameroun est-il prêt malgré la situation sécuritaire au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ?

Depuis novembre 2016, le Cameroun est plongé dans une crise sécuritaire dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. À cette époque déjà, le Cameroun organisait la coupe d’Afrique des Nations de football féminin. La ville de Limbe, située dans le Nord-Ouest, abritait déjà des matchs de la compétition. On avait pu constater que les populations ne venaient pas nombreuses au stade, mais la compétition s’était déroulée sereinement, malgré le contexte difficile. Pour le CHAN 2020, la ville de Limbe sera-t-elle encore en sécurité ? La réponse dans la vidéo ci-dessous.

Et le contexte sanitaire ?

Plusieurs mesures ont été prises pour éviter la propagation du Covid-19 pendant le CHAN. La première mesure est la réduction du nombre de spectateurs dans les stades. Les rencontres se dérouleront dans un huis clos partiel ( 25% pendant les rencontres du premier tour, et 50% dès les demi-finales).

Le public est attendu dans les stades du CHAN

Et pour les joueurs, la sécurité est de mise aussi. Avant, les joueurs étaient logés deux par chambre. Cette fois-ci, c’est un joueur par chambre.

Est-ce que les hôtels du Cameroun sont aux normes ?

Et la mascotte « Tara » alors ?

Où acheter des billets pour le CHAN ?

Etant donné le huis-clos partiel, où peut-on acheter les billets du CHAN? Et comment ? Voici le mode d’emploi :

Et si on vous offrait un avant-goût de la cérémonie d’ouverture ?

Vivement le CHAN !