Changement de trajectoire pour Bams

Article : Changement de trajectoire pour Bams
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6 novembre 2013

Changement de trajectoire pour Bams

Bams-Dérèglement Climatique

Ce 21 octobre 2013, Bams nous délivre son 4ème album intitulé Dérèglement Climatique. Comment entrevoir ce nouvel album ? Bams nous y plonge par une ballade à la française. La lauréate du Printemps de Bourges 1999, le plus grand festival de France, nous dévoile sa maturité vocale et une nouvelle direction artistique qui se confirme par le 2ème single, un véritable Changement de Trajectoire, par rapport aux trois précédents albums (Vivre ou Mourir en 1999, De ce Monde en 2005, On partira en 2010). Parlant de ce dernier album, son biographe actuel, Virginie Despentes, précise que : « On Partira » est un pur bijou, mais il n’entre dans aucune case. Bams ne fait pas de la musique estampillée banlieue, ni du rock de jeune, ni du r’n’b variétoche, ni de la chanson française pour radio d’État – son public reste fidèle, mais l’album reçoit l’essentiel de ses louanges à l’étranger, où les journalistes musicaux se réjouissent de pouvoir par­ler d’une artiste musicale française, qui, justement, se méfie des petites cases. ».

C’est donc cette Bams, anticonformiste qui se pose la question Qu’est-ce qui se passe ici ? dans la 3ème plage où on reconnaît la présence artistique du Dj Junkaz Lou, celui qui était son compagnon de la première heure, une couleur rythmique qui n’a pas échappé encore une fois à Virginie Despentes : « Bams retrouve Dj JunKaz Lou, son acolyte de composition depuis le premier disque, et Feel Good, pour travailler sur « Dérèglement Climatique ». L’élaboration de l’album se déroule sur un peu moins de deux ans… jusqu’à l’enregistrement à Midi Live, Villetaneuse, avec Timour Cardenas aux consoles. Et Gordon Cyrus mixe l’album, avec génie, il confère au disque un son cohérent, rond chaud et souple sans être jamais ronronnant, il en fait une bulle qui aurait des aspérités, des reliefs et des creux. Un univers, entier. Les compos sont à la fois classiques, qui n’égra­tignent jamais l’oreille, à la fois une explosion d’inventivité et d’audaces. Les guitares sont électriques, la wah wah ondule, les riffs reggae caressent l’âme et s’intègrent à l’électro afro punk, aux mélodies orientales, aussi bien qu’aux violons… Une musique qui refuse les genres. Obstinément. ». C’est un album à écouter, où on se laisse porter par les courants, un album qu’on écoute ici ou ailleurs, mais ici, dit-elle « on ne coupe pas les arbres ».

Bams devient défenseur de la Nature, quoi de plus normal donc que cet album s’intitule Dérèglement Climatique. Le titre éponyme de l’album fait étalage de toute la classe de Bams. Elle y mêle des sonorités entraînantes, mais aussi un message poignant, où elle fustige ces inégalités sociales, raciales, sociétales au nom de la « money, money ». Elle hurle aussi au nom de toutes ces femmes à qui on coupe le « clito ». Bams est en avance sur le monde de demain. Peut-être rêveuse ? Utopiste ? Pas tant que çà, puisque son réalisme l’emmène à reconnaître la bêtise humaine là où les enfants sont sodomisés, les étrangers expulsés, dans ce monde contemporain qui recherche sa boussole. C’est l’Hémisphère Nord qui nous plonge dans ce monde chaotique.  Alors, on implore Chaque Jour le Soleil, avant de se dire Adieu sur le dernier titre Radio Bams. A écouter et à réécouter !

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