10 décembre 2013

Que sont-elles devenues ?

Douce, entrainante que cette sublime voix de la burundaise KADJA NIN. Dolorès, qu’est-elle devenue ? Je pose la question parce que cette dame là a bercé mes oreilles en 1996. A l’époque j’avais un walkman. Ne ris pas ! C’était notre mode à nous, notre style branché quoi ! Tu as des écouteurs aux oreilles, une cassette enregistrée chez un Dj, et tu étais un vrai gars. Tant pis si tes piles te lâchaient, car ce n’était pas évident hééééé, pas du tout d’acheter les piles. Mais j’aimais cette époque Dolorès. J’aimais cette adolescence innocente. Tu vois, en 1996, il n’y avait  pas de câble à Yaoundé, il n’y avait pas Internet. Je n’avais que cette musique pour me sentir branché. KADJA NIN m’envoutait avec Sambolera, Wale Watu, et Mama.  Elle chantait en kirundi, et tu vois, à cause de KADJA NIN, j’ai aimé une burundaise dont je tairais le nom ici (elle est mariée, et son mari est devenu mon pote). Rires.

kadja nin

Sérieux Dolorosa, la dame là est passée où ? J’ignore si je peux trouver ses albums ici à Yaoundé. Tu parles ! Quelle qualité ! Ici à Yaoundé, tu vas trouver KADJA NIN où ? Mais si je demande aux mbenguistes qui viennent souvent se vanter en décembre au pays de s’arrêter à la FNAC ou ailleurs, ils vont encore me parler d’excédents de bagages. Tu vois alors, je n’y peux rien, sauf à croire qu’un généreux lecteur tombe en pitié sur cet article et décide de me l’envoyer. Ne ris pas : J’ai le droit de rêver.

Maintenant, où est passée l’autre dame là, hein… ROKIA TRAORE. Dolorès, il y’a deux ans, RFI, la radio des grévistes s’était tapée deux semaines de musiques. Je dormais avec la chanson Zen et c’est devenu comme un hymne pour moi. Difficile de rester zen quand on ne se sait pas comment trouver un CD africain dans le continent…africain. Dolorès, je te jure, la chanson là te rendait  zen. Je me demande si les maliens l’ont écoutée pendant cette période de trouble. Là encore je demande le téléthon du son. Qui peut me trouver le CD original de ROKIA TRAORE ?

Rokia

 

Tu vas encore dire que j’ai des goûts bizarres alors que les gens écoutent LA FOUINE, BOUBA et SEXION D’ASSAUT. J’accepte ! Moi j’aime le son là. Tu ne peux pas comprendre comment la grève de RFI là devenait méditative grâce à cette musique non stop. On m’a dit qu’elle a même sorti un nouvel album en mars 2013, Beautiful Africa, hum !

La dernière là, elle me tue seulement ! DOBET GNAHORE. Quand elle était venue ici à Yaoundé, je l’avais vue, je lui avais parlé, on avait discuté. Hé Dolorosa, c’était magique ! Elle était une vraie bête de scène au Centre Culturel Français de l’époque. Je te dis, son live te donne des frissons. Ce jour-là, elle m’avait remis le CD Ano Neko. J’ai pourtant tout fait pour que les potes ne me rendent pas visite, et un jour, le CD a disparu de mon coffre. Quelle douleur j’ai ressenti ! Un CD dédicacé en mon nom, et quelqu’un se vante à Yaoundé avec ? Pas possible ! J’ai même dit à mon amie KAREYCE FOTSO : « Pardon, comme tu es à la maison Contre-jour avec DOBET GNAHORE, reviens un jour avec ses deux premiers albums ». KAREYCE m’a dit oui, mais quand elle vient au pays, j’apprends seulement qu’elle a chanté ici, elle a chanté là, et elle reprend son avion pour ses tournées. Je vais alors faire comment ?

Dobet

 

Heureusement comme j’ai compris la leçon, j’ai conservé le précieux CD de la béninoise ZEYNAB qu’elle m’a remis l’an dernier. Cette fois-ci c’est dans ma chambre, dans une pochette autre que l’original. Pas question de me faire avoir encore cette fois. C’est un délice d’écouter la gente féminine musicale africaine. Les dames là savent chanter.

Zeynab

 

Qu’elles soient béninoises, maliennes, burundaises, tu crois que c’est important pour moi ? La musique est universelle Dolorès. Pardon, trouvez-moi ces albums ! Sinon dans 10 ans, lorsqu’une chanteuse RNB reprendra Sambolera, on va encore croire que les jeunes artistes sont des créateurs. Le rappeur YOUSSOUPHA au moins l’aura compris en reprenant Les Disques de Mon Père, son père,  le Seigneur TABU LEY ROCHEREAU, roi de la rumba, que la RDC a honoré heureusement par des funérailles nationales.

Que la musique soit !

Partagez

Commentaires