Les mots de la Francophonie. Chapitre 7: Journaliste.

Article : Les mots de la Francophonie. Chapitre 7: Journaliste.
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14 mars 2014

Les mots de la Francophonie. Chapitre 7: Journaliste.

Le 20 mars c’est la journée internationale de la francophonie. Il s’agit comme chaque année pour la communauté de ceux qui utilisent partiellement ou totalement le français en partage de se rappeler leur appartenance commune aux valeurs de cette Francophonie. Alors je me demande quels pourraient être les mots clés à décrypter pour ce 20 mars 2014.  Dans ce billet, je parle d’une famille de mots : Journaliste.

Assemblée Générale des Journalistes Francophones du Cameroun en 2014.
Assemblée Générale des Journalistes Francophones du Cameroun en 2014.

Les journalistes font face chaque jour à la pression du travail, au stress de la diffusion ou de la publication, au-delà de remise du papier, de l’article ou du reportage. Le journaliste plus que jamais, est un historien du présent. Le journaliste a pour métier la collecte, le traitement et le traitement des faits. Il reporte, rapporte, informe, divertit et éduque. Quoi de plus normal pour cette presse qui s’exprime en français, de parler la langue de Molière, la pérenniser, la rendre lisible, visible et audible, car langue officielle de plusieurs organisations (Union Africaine, Communauté des Etats Sahélo-sahéliens, CEDEAO, CEMAC, CIO, FIFA, ONU, Croix-Rouge, etc.) et c’est avec le journalisme francophone que le français est présent à TV5, RFI, MONDOBLOG, etc.  La presse francophone a donc crée une association : l’UPF.

Assises du 14 Mars 2014
Assises du 14 Mars 2014

L’UPF (Union de la Presse Francophone) existe au Cameroun depuis une trentaine d’années. Mais l’UPF n’avait aucune reconnaissance légale. Dossier qui a voyagé de la Préfecture de Yaoundé au Ministère des Relations Extérieures, au Ministère de la Communication, au Ministère de l’Administration Territoriale, et depuis le 5 Mars, la section camerounaise est définitive agréée au Cameroun. L’Assemblée Générale du bureau Cameroun qui s’est tenue ce 14 mars 2014 avait de vrais accents de renouveau.

UPF 14 Mars

Une association revivifiée, battant le record d’adhésion depuis deux ans et suscitant de plus en plus l’intérêt des journalistes locaux, déçus pour la plupart de leur passé dans les autres associations de journalistes, qui n’ont pas toujours brillé par leur transparence. « L’UPF est un label international. Il y’a donc intérêt à la gérer avec beaucoup de transparence et d’abnégation », nous confiera Elvis Mbimba, l’un des membres actifs de l’association, et par ailleurs le premier web-journaliste camerounais diplômé. Son propos se vérifie par un bilan des activités de l’UPF-Cameroun assez fourni. En effet, l’association a brillé par son dynamisme, ses séminaires de formations de journalistes, de l’organisation même des assises internationales de l’UPF. C’est si cette association de journalistes n’est pas peu fière du travail abattu, parcourant les dix régions du Cameroun pour renforcer les capacités des journalistes à l’information judiciaire, le journalisme d’investigation, le journalisme économique etc.

L’UPF brille aussi par ses rencontres sportives hebdomadaires, et le Club de la Presse, une émission trimestrielle de télévision, dans laquelle le président de la section camerounaise, Aimé Robert BIHINA, s’attèle à recevoir les autorités de tous bords : Chefs de missions diplomatiques, personnalités politiques du Cameroun et d’autres de la société civile.

Aimé Robert BIHINA, Président de l'UPF Cameroun
Aimé Robert BIHINA, Président de l’UPF Cameroun

 

Ce rendez-vous a tellement séduit que la section équato-guinéenne invite prochaine sa voisine camerounaise pour copier le dynamisme de cette association de journalistes francophones, qui semble être la plus dynamique de tout l’espace francophone. Un dynamisme qu’on retrouvera sans doute aux prochaines assises à Dakar en fin 2014, à l’occasion du futur sommet de la francophonie qui s’annonce déjà historique dans le pays de l’actuel Secrétaire Général de la Francophonie, Abdou Diouf qui déclare d’ailleurs : « Alors célébrons, en ce 20 mars, la force stimulante que nous confère la Francophonie. Célébrons les liens puissants que nous confèrent la langue, les valeurs, les espoirs et les ambitions que nous partageons. Célébrons une manière « francophone » de vivre ensemble, d’être au monde et de concevoir le monde ».

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