Génération maudite de footballeurs.

Article : Génération maudite de footballeurs.
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25 juin 2014

Génération maudite de footballeurs.

Eto'o et Drogba, tristes capitaines.
Eto’o et Drogba, tristes capitaines.

On les appelle les générations maudites. Les générations des ballons d’or africains : Yaya Touré, Didier Drogba et Samuel Eto’o.

 

Si ce dernier, capitaine des lions indomptables peut se targuer d’avoir gagné deux CAN (Coupe d’Afrique des Nations) avec le Cameroun en 2000 et 2002, plus une médaille d’or olympique la même année, les deux illustres ivoiriens quant à eux sont dans la « malédiction » perpétuelle. Malédiction un soir de 2006, face à l’Egypte, en finale de la CAN. Malédiction un soir de 2012, toujours en finale, et face à la Zambie, malgré la présence galvanisante du président Alassane Ouattara au stade.  Les éléphants sont maudits. Ils sont la meilleure équipe africaine sur le papier, ils raflent sur tout, marchent sur tout et échouent toujours au moment crucial. Deux finales ratées, mais aussi trois coupes du monde dans l’eau : 2006, 2010 et 2014, les éléphants sortent encore du premier tour. Et pourtant, leur première victoire contre le Japon (2-1) avait réveillé l’espoir d’une nouvelle donne.  Si la défaite contre la Colombie (1-2) était acceptable, celle du mardi 24 Juin 2014 face à la Grèce était tout simplement cruelle. Un nul suffisait aux éléphants pour passer au second tour, mais il a fallu cette 94ème minute, cette ultime minute d’horreur, pendant que Drogba et ses partenaires priaient tous les dieux, ceux-ci n’ont pas entendu la détresse de tout un peuple. Encore une fois, le malheur s’abattra sur les éléphants : un pénalty de dernière minute, et une crucifixion venue du panthéon grec. Oui, la coupe du monde a une saveur bien amère pour cette génération  de ballons d’or. Des joueurs qui gagnent tout avec leurs clubs respectifs mais qui n’arrivent pas à s’en sortir en équipe nationale. Qu’on se le dise, Eto’o, Drogba, Gervinho, et Yaya ont quelque chose de lourd, une pesanteur terrible qui les pétrifie sur le terrain. Un complexe d’infériorité qui les stagne dans une sphère de jeu impitoyable et qui dessine une autre trajectoire, en humiliant au passage le talent de ces joueurs pourtant reconnus dans leurs clubs respectifs. C’est que la coupe du monde a du mal à accepter cette génération. Comme a dit un supporter ivoirien au soir de cette défaite face à la Grèce : « Merci, mais il est temps de laisser la place aux jeunes générations ».

Oui, les gars, Cantona était un grand joueur, il n’a pas été champion du monde, ni Jean Pierre Papin d’ailleurs. Cela signifie que dans la loi du football, il existe une irrationalité qui s’appelle baraka, chance, aura, autant de notions qui refusent de vous accompagner sur le terrain. Samuel Eto’o le sait, depuis le départ de Patrick Mboma, et surtout depuis la mort de Marc-Vivien FOE, sa présence au sein de l’équipe nationale du Cameroun a toujours été infructueuse. Une finale perdue en 2008 lors de la coupe d’Afrique des Nations, et c’est presque tout, si on enlève ses deux buts marqués en 2010 en Afrique. Il y’ aura eu aussi deux CAN manquées par le Cameroun en 2012 et 2013, et bien entendu, cette autre coupe du monde de la honte, celle de 2014 qui s’achève avec un sentiment horrible de gâchis et d’injustice. Malheureusement, c’est cela la  cruelle loi du football, il y’a des vainqueurs et des vaincus, des premiers et des derniers. Les derniers peuvent être des anciens ballons d’or africains, et cela aussi mérite une petite méditation de notre part.

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Commentaires

pinguinalite
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Je suis tout a fait d'accord avec cet article ! Surtout qu'Eto'o a quasiment tout gagné en club