Depuis que la loge noire a envahi le Cameroun…

Article : Depuis que la loge noire a envahi le Cameroun…
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14 juillet 2014

Depuis que la loge noire a envahi le Cameroun…

Chat Maléfique au dessus du Cameroun. Copyrights:https://entre-bretagne-et-roussillon.eklablog.com
Chat maléfique au-dessus du Cameroun.
Copyrights:https://entre-bretagne-et-roussillon.eklablog.com

Depuis que la loge noire a envahi le Cameroun, un nuage épais a couvert le ciel du berceau de nos ancêtres. Ce nuage épais a fait tomber une pluie éthérique qui arrose les consciences et les mentalités. Ce nuage est guidé par des Forces noires qui ont corrompu nos dirigeants, écervelé la jeunesse, tué la créativité, éclipsé le mérite.

Oui, depuis que la loge noire a envahi le Cameroun, dès le sein de l’enfant, on lui apprend la concurrence acharnée. On lui demande pourquoi il n’a pas eu 18/20 comme l’enfant de la voisine. On lui fout des complexes parce qu’on ne peut pas lui offrir la vie de rêve de tous ses camarades de classe. On lui arrache sa dignité, on le formate à être un être cupide, avide,  envieux et bien évidemment tricheur. Il triche pour être premier, il triche pour obtenir une place dans un concours administratif. Il triche même pour changer son âge ou son identité. Il triche parce qu’il sait que son oncle est assis dans un bureau, que cet oncle validera sa candidature, que cet oncle le placera devant des gens qui sont eux, plus méritants.

Depuis que la loge noire a envahi le Cameroun, le mal devient normal et le mal devient morale. On a  écarté la norme et normalisé l’écart. Même les concours militaires sont devenus une véritable saga de la mafia. Les diplômés issus des grandes écoles sont un agrégat de gens cooptés, pistonnés, et imposés. Alors, le pays va en vrille. Le pays est dirigé par des hommes et des femmes conscients de la faiblesse de leur mérite, et surtout de la précarité de leur soi-disant posture.

Depuis que la loge noire a envahi le Cameroun, même le football ne se joue plus comme il faut. Guerres, intrigues, coups bas, et tant de maux qui sont le reflet et le miroir du pays. On y observe tant de choses : méprise des textes,  gestion calamiteuse, et par-dessus tout, des joueurs tout puissants qui achètent les ministres, les dirigeants et les journalistes. Oh, les journalistes, oh les journalistes ! Chacun a un parti pris. Chacun tire en fonction de son financier. Des journalistes à la solde d’un clan, d’autres à la solde d’un autre camp. C’est le vrai camping-car du journalisme mercantile. C’est aujourd’hui la cacophonie dans ce noble métier, où ceux qui sont supposés nous informer nous désinforment. Aie, la loge noire a donc aussi envahi le milieu de la presse, et plus loin, encore, le milieu de la communication, infesté par des gens venus défendre les intérêts bestiaux de la loge noire.

Les artisans des notes sexuellement transmissibles

Depuis que la loge noire a envahi notre pays, les mœurs ont foutu le camp. La musique est devenue le centre d’appel de toutes les obscénités. Tout se passe comme si personne n’a conscience de cette trajectoire que prend le Cameroun, un pays qui coule, un pays qui s’écroule. Le nuage brumeux a même investi le cerveau des intellectuels. Ils ont oublié que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Ils sont bardés de diplômes, ils ont des titres universitaires pompeux, mais ils n’ont pas encore été délivrés de la bestialité et des désirs les plus primaires. Ce sont eux, les artisans des notes sexuellement transmissibles, ce sont eux qui encouragent le monnayage des notes, ce sont eux qui luttent pour intégrer le système politique qu’ils sont supposés critiquer et théoriser.

La loge noire a envahi les campus, elle suce l’énergie vitale des étudiants et étudiantes, les soumet à une réflexion limitée, les rend vulnérables et les conduit à observer le silence de leur impuissance. La loge noire a même fait démissionner les parents. Ceux-ci ont oublié d’éduquer leurs enfants. Les mamans ont un seul espoir : celui de voir débarquer un beau-fils qui roule carrosse et qui finance toute la famille au détriment de l’argent public. Voilà pourquoi tout le monde veut devenir haut fonctionnaire, surtout haut fonctionnaire issu de cette école appelée Enam (Ecole nationale d’administration et de magistrature). Cette école  qui apprend aux administrateurs à consommer les crédits et les budgets. Elle apprend aux inspecteurs des impôts à se servir dans les ressources de l’Etat, car ici, depuis l’apparition de la loge noire, personne ne sert le pays, mais tout le monde se sert du pays, et tout le monde se sert dans le pays.

Des milliards détournés

Depuis que la loge noire est au Cameroun, on n’a jamais entendu parler d’autant de milliards détournés, de tant de ministres emprisonnés, de tant de gestionnaires corrompus. La loge noire a pris le contrôle du pays. Elle a des segments partout : dans l’économie, la religion, la politique, les associations, le sport, les organisations diverses. La loge noire a même construit des églises, partout. Une dans chaque quartier. Dans ces églises, on hurle du matin au soir et du soir au matin. Dans ces églises, on chasse les démons tous les jours, et tous les jours, ces démons reviennent. Dans ces églises, on parle de rédemption, prospérité, bénédiction, voyages, mariages, et …vie meilleure.

Mais, ceux qui ont toutes ces choses sont les promoteurs de ces officines qui concurrencent sérieusement les églises de la chrétienté. Alors la guerre du marketing religieux atteint son paroxysme. Des panneaux publicitaires, des émissions radio et télés, des campagnes d’évangélisation pour « réveiller » la population qui, étrangement est endormie de plus en plus. Elle dort quand il n’y a pas d’eau ni électricité. Elle dort quand son gouvernement valse avec des décisions et des contre-décisions. Elle dort quand elle s’appauvrit de plus en plus, elle dort quand les prix flambent sur le marché, elle dort parce que la musique douillette de la religion est un opium qu’on lui injecte chaque jour.

La loge noire a couvert nos têtes de son nuage brumeux. Elle a même permis à plusieurs imposteurs de se placer devant les caméras et de devenir des personnes respectables et respectées. Elle a placé tous ses lieutenants dans les sociétés publiques, parapubliques et privées. Tous se connaissent, tous se côtoient, tous fonctionnent de la même manière. Il n’y a de cohérence que dans leur façon d’opérer, il n’y a de cohérence que lorsque leurs intérêts sont menacés.

La loge noire a tué le patriotisme camerounais

La loge noire a même sali le drapeau national. Elle a fait en sorte que ce drapeau ne flotte plus dans nos écoles, nos administrations, nos sociétés. Elle a fait en sorte que des joueurs de football ont boudé ce drapeau devant un premier ministre, qui lui-même est dépassé par sa propre administration. La loge noire a tué le patriotisme camerounais. Elle a enlevé ce sentiment dans le cœur des jeunes. Elle a même donné l’impression à ces jeunes qu’être camerounais est une fatalité. Pendant ce temps, la loge noire pille, s’enrichit, s’achète de nouvelles voitures, nargue les démunis, fait tout pour se maintenir, et réduit au silence toute option d’un rayonnement lumineux.

La loge noire a oublié un fait : QUELQUE SOIT LA DUREE DE LA NUIT, LE JOUR FINIRA TOUJOURS PAR ARRIVER. Nous vivons la nuit noire du Cameroun en ce moment. Nous vivons les ténèbres. Nous sommes dans la caverne, « la caverne de Platon ». Creusons un trou, cherchons une issue, car il nous faut à tout prix une petite lueur de soleil. Car un seul rayon lumineux suffit à combattre beaucoup de ténèbres. Il faut donc se donner un peu de mal, pour prévenir beaucoup de mal.

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Commentaires

Fabienne
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Depuis que la loge noire a envahi le Cameroun, le mal devient normal et le mal devient morale. On a écarté la norme et normalisé l’écart.
Tout se passe comme si personne n’a conscience de cette trajectoire que prend le Cameroun, un pays qui coule, un pays qui s’écroule.
Tout se passe comme si personne n’a conscience de cette trajectoire que prend le Cameroun, un pays qui coule, un pays qui s’écroule.
Elle a enlevé ce sentiment dans le cœur des jeunes. Elle a même donné l’impression à ces jeunes qu’être camerounais est une fatalité.
Nous sommes dans la caverne, « la caverne de Platon ».
Nous vivons la nuit noire du Cameroun en ce moment.
Creusons un trou, cherchons une issue, car il nous faut à tout prix une petite lueur de soleil.
Et gardons en mémoire que QUELQUE SOIT LA DUREE DE LA NUIT, LE JOUR FINIRA TOUJOURS PAR ARRIVER.
Merci à Dania pour ce brillant article très subtil mais vraiment profond dont ce qui doit marquer les esprits est proposé ci-dessus en guise de résumé.

germaine judith abomo
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C'est bien vrai tout ce vous racontez trop vrai d'ailleurs.Mais la loge noire a des tentacules tellement longues que l'issue n'est pas proche. Ce que présentez ne représente mm pas les 1/10 des sévices de la loge .Le mal est plus profond.Ce n'est que la face cachée de l'iceberg que nous apercevons là.Ce qui nous reste à faire c'est de reformater le système tout entier pour espérer récupérer les générations avenirs.Là je ne m'adresse pas au parents ni aux enseignants encore moins aux journalistes mais à toutes les consciences,à toutes les ames de bonne volonté qui ont comme soucis ?l'émergence réelle et non factice qu'on nous promet.Allons enfants de la patrie,les jours de gloire sont avenirs.Mais surtout on reste debout on ne baisse pas la garde.Car ne dit _on pas que" le mal ne triomphe que là ou il y'a l'inaction des gens de biens"