Je suis camerounais, et je suis… indomptable

Article : Je suis camerounais, et je suis… indomptable
8 février 2017

Je suis camerounais, et je suis… indomptable

Oui, je suis camerounais. Sachez-le ! Retenez-le ! Etre camerounais n’est pas être un laquais. Etre camerounais n’est pas être un esclave. Etre camerounais n’est pas être à la merci des petites gens et des simples d’esprit. Etre camerounais ce n’est pas une simple affaire. Etre camerounais c’est le refus de l’imposture. Oui, je suis un camerounais, un vrai.

Je suis camerounais, oui, chez moi, on a l’esprit de la gagne, la grinta, le hemle, la foi qui soulève les montagnes.

Je suis camerounais, et chez moi, cette Afrique miniaturisée, rien ne nous freine, surtout pas nos routes scabreuses, nos procédures administratives interminables, nos contradictions, nos improvisations toujours surprenantes.

Je suis camerounais et chez moi, on surmonte l’insurmontable. On a surmonté les indépendances ensanglantées, les mouvements de démocraties violents, les attaques de Boko Haram, les catastrophes de transport comme le train d’Eséka, ou encore la crise anglophone de Bamenda, Kumba et Buéa. La fille camerounaise reste authentique qu’elle soit à Paris ou à Londres.

Je suis camerounais, et personne ne me marche dessus. Non, personne ! Surtout pas un complexé qui se la pète derrière son bureau et qui pense qu’il peut manipuler des africains à sa guise. Non, les camerounais ne sont pas des béni oui-oui. Les camerounais ne courbent pas l’échine devant l’imposture et devant la bêtise. Les camerounais ne cèdent pas au chantage, et les camerounais ne seront jamais comme les autres francophones… Non, les camerounais ont de la personnalité, et c’est pour cette raison que le reste de l’Afrique jalouse et envie les camerounais. Les camerounais ne doivent rien à personne qu’à eux-mêmes. Les camerounais sont champions du monde de la notoriété : Manu Dibango, PatricK Mboma, Samuel Eto’o, Richard Bona, Roger Milla, Yannick Noah, etc.

Yannick Noah aux obsèques de son père Zacharie

Les camerounais ne se laissent pas faire. Ils ont le fighting spirit, ils ont l’âme de conquérants, et jamais ils ne se laissent abuser ni désabuser par des autocrates dont le seul mérite est de croire qu’ils ont un pouvoir décisionnel sur quelques projets.

Non, je suis camerounais et je ne suis pas un lèche-cul. Je suis camerounais et je sais que je ne dois déférence et révérence qu’à celui en qui j’ai la vie, le mouvement et l’être. Je ne dois rien à personne si ce n’est à La Divine Providence qui m’a fait naître ici, au berceau de mes ancêtres.

Je suis camerounais et je sais qu’aucune tentative de déstabiliser mon pays ne marchera. Que ce soit à travers les réseaux sociaux, les blogs, les sites de propagande et les médias internationaux, non, vous ne réussirez jamais à déstabiliser le Cameroun. Malgré ces journalistes français qui étaient clairement pro-sénégalais, pro-burkinabé et pro-ivoiriens pendant la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017. Oui, ils ne voulaient pas du Cameroun comme vainqueur, mais le Cameroun a vaincu.

Je suis camerounais et je ne suis ni anglophone, ni francophone. Je ne suis pas affidé de la colonisation, ni de l’esclavage. Je suis l’enfant d’un peuple libre, sur une terre riche, dans une Nation de Soleil, de Paix, de Bonne Volonté. Les étoiles sont alignées sur le Cameroun et ce processus est irréversible.

Oui, je suis camerounais et même dans les moments sont difficiles, je deviens champion comme les Lions Indomptables. Je suis camerounais et je sais que l’union fait la force. Je suis camerounais et je dirai comme le président Paul Biya :

«Que vous soyez du Nord ou du Sud, de l’Est ou de l’Ouest, vous êtes d’abord et avant tout des Camerounais. Que vous vous appeliez MOUKANDJO, ONDOA, NGADEU, ABOUBAKAR, FAI, BASSOGOG ou NDIP TAMBE, vous êtes d’abord et avant tout des Camerounais. Des Camerounais qui aiment leur pays et sont prêts à tous les sacrifices pour porter haut ses couleurs ».

S’adressant ainsi aux Lions Indomptables à l’occasion de la réception offerte au Palais de l’Unité le 8 Février 2017, le Président Biya a simplement rappelé que nous sommes une Nation Unie, Unique, Unitaire. Car, ajoute-t-il,

  Ce parcours exceptionnel, ces belles victoires, vous n’avez pu les obtenir que parce que vous êtes restés unis, soudés, solidaires, courageux, généreux et déterminés ! ».  

Oui je me reconnais en ces Lions Indomptables. J’ai grandi à Bamenda, je suis originaire de Douala, et je suis installé à Yaoundé. Mes enfants ont du sang Bamiléké, Kribien, Moudang, Akonolinga, Yambassa, Banen, et Bassa. Je suis donc  le Cameroun.

Oui, je suis camerounais et fier de l’être. Je suis camerounais et fier de porter mon passeport vert. Je suis camerounais et heureux de traverser le poste de police de l’aéroport d’Istanbul et d’entendre le policier me dire : « Cameroon ? Samuel Eto’o ? Aboubakar Vincent ? » Trois simples interrogations qui m’ont servi de laisser-passer. Oui, « rien ne pourra arrêter le Cameroun » comme l’a dit Paul Biya. Du coup, rien ne m’arrêtera. N’en déplaise à ceux qui n’aiment pas entendre la vérité de la bouche du nègre que je suis. Ceux qui ont encore la nostalgie de la colonisation et des travaux forcés. Ceux qui ont du mal à saisir pourquoi les camerounais sont bons en musique, en sport, en politique, en économie, en sciences, en diplomatie, et… comme blogueurs. Oui, je suis camerounais, et j’aime ce beau pays. Un pays qui défie tous les pronostics, toutes les prédictions, toutes les affabulations.

Faites donc attention désormais lorsque vous aurez affaire à un camerounais. Derrière le sourire de chaque camerounais, se cache aussi la colère d’un lion. Derrière l’humilité de chaque camerounais, se cache la force du sang royal qui le caractérise. Derrière l’apparente stupidité de chaque camerounais, se cache la subtile moquerie de ceux qui sont en face de lui. Car, les camerounais sont le peuple béni, la vraie Egypte, comme l’a compris mon ami Eric Bek’s.

Mon drapeau est vert-rouge-jaune. Ce drapeau porté par X MALEYA dans ses concerts. Porté par nos Lions Indomptables, porté par ceux qui ont du sang camerounais partout dans le monde. Ce drapeau si sacré, si transcendant, si exaltant. C’est ce qui explique pourquoi les Lions Indomptables sont tout sourire en prenant des selfies avec leur Première Dame. C’est ce qui caractérise la joie de vivre du Cameroun.

Oui, au Cameroun, on a la joie de vivre, on s’engueule aujourd’hui et le lendemain on partage un repas. Au Cameroun, on ne retire pas quelqu’un de sa liste d’amis Facebook parce que cette personne t’a balancé une vérité indigeste. Au Cameroun, on insulte notre Chef de l’État, mais on l’applaudit dès qu’on le voit. Au Cameroun, on dit la vérité en face et le lendemain, on sait s’excuser et demander pardon. Au Cameroun, il n’y aura jamais de radio mille collines, de discours haineux ou de paroles séparatistes.

C’est ce qui explique pourquoi les rues étaient pleines au soir du 5 Février 2017 lors de la 5ème étoile du Cameroun comme champion d’Afrique de Football. Oui, anglophones et francophones étaient unis. Musulmans et Chrétiens étaient unis. Le Cameroun résonnait au rythme des casseroles, symboles d’une jeunesse qui croit en ses couleurs, même si elle s’exaspère souvent devant les ratés de ses gouvernants. Mais au Cameroun, on sait bien faire la part des choses. On connait la limite entre critiquer les limites de notre système et trahir notre drapeau. Non, c’est vrai,  il existe quelques camerounais prostitués, à la solde des manipulateurs internationaux. Oui, il existe des pseudo-camerounais prêts à tout pour un passeport occidental, au point de renier leur mère. Mais, heureusement, la majorité des camerounais connaissent ce commandement biblique :

 Tu honoreras ton père et ta mère ».

Mon drapeau est vert-rouge-jaune. C’est le plus beau drapeau du monde. Il porte les couleurs de 250 ethnies, d’une Afrique plurielle, de climats divers, de terres diversifiées, de sites touristiques inédits, de reliefs envoûtants, des collines mystiques et le char des dieux que le monde nous envie.

Mon pays est la seule terre que tous les explorateurs (hollandais, portugais) et toutes les nations impérialistes (France, Angleterre, Allemagne) ont voulu exploiter et contrôler. Mon pays porte la marque indélébile d’une terre de spiritualités, là où les divinités se mettent d’accord pour donner à ses enfants, la clairvoyance et la clair-audience de la soucoupe du monde invisible.  

Alors, ni le racisme, ni les discriminations, ni les xénophobies ne pourront freiner un camerounais. Rien, ni personne.

Je suis camerounais, et je suis…indomptable.

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Commentaires

Simland Ndzana
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J'apprecie ton sens du patriotisme.

MASSOUSSI M'EBONGUE
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Etre patriote c'est être conséquent. Du courage

Miss G
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Message fort et poignant d'un Kmer qui est fier de son vert, rouge,jaune. Team 237

JUNIOR
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UN CAMEROUNAIS DE TA TREMPE NE SAURAIT SE PLIER AUX INFORTUNES INDELICATES
BRAVOOOO DANIA
BRAVOOO AUX LIONS