Bien manger ou bien mourir

Article : Bien manger ou bien mourir
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18 octobre 2020

Bien manger ou bien mourir

5,5 millions de personnes sont à risque et exposées aux problèmes de sécurité alimentaire au Cameroun, d’après le professeur Carl Mbofung, qui s’exprimait ce 16 octobre 2020 dans un  webinaire organisé par la firme Nestlé, à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation. L’occasion de réfléchir sur la situation alimentaire en Afrique centrale, et au Cameroun notamment.

Le 16 octobre, la journée mondiale de l’alimentation

Les nations ont décidé de combattre la faim et la malnutrition. C’est la raison d’être de la Journée mondiale de l’alimentation. « Cultiver, nourrir, préserver, ensemble ; agissons pour l’avenir », était le thème consacré cette année par l’agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO.  Un thème qui arrive dans un contexte où la Covid-19 a plombé les économies mondiales, surtout les plus faibles. Les causes de la sous-alimentation (famine, malnutrition) sont :

  •  Les climats
  •  L’agriculture non résiliente
  •  La faible industrialisation de certains pays
  • Les conflits

C’est par ce postulat liminaire que Carl Mbofung a introduit cette conférence organisée par la firme alimentaire mondiale, Nestlé. Il nous apprend par ailleurs que « 5,5 millions de personnes sont à risque et exposées aux problèmes de sécurité alimentaire au Cameroun ». Un chiffre qui fait peur quand on sait que le Cameroun est pourtant un pays aux terres fertiles. Mais avec les nombreux défis sécuritaires et sanitaires, il y a lieu d’alarmer sur la question de la sécurité alimentaire dans le pays. C’est pour cela, ajoute le professeur, que « l’alimentation doit être durable », car  elle est « essentielle à la vie des individus et des nations ».

L’alimentation est essentielle à la vie des individus et des nations.

Bien se nourrir au Gabon, un défi ?

Le Cameroun et le Gabon ont en partage des frontières, mais également les mêmes cultures, les mêmes peuples et le même écosystème. En exposant cette question centrale : « Bien se nourrir au Gabon, un défi ? », le Dr Ghislaine Nzang Nguema du centre hospitalier universitaire de Libreville et nutritionniste a insisté sur les points suivants :

Et de conclure :

On retiendra que pour bien se nourrir demain, c’est « pourvoir des aliments nécessaires en quantité et en qualité », d’après le Professeur Kana SOP. Pour cela, le système doit être durable, les aliments doivent être disponibles et le système alimentaire doit être résilient. C’est-à-dire, créer des industries et des transformations, même artisanales (séchage, grillage). Pour demain, il faut enseigner les populations. Le bien être doit passer par le changement de comportements des populations et la diversification des productions alimentaires.

Demain, commence donc aujourd’hui. La sécurité alimentaire est d’abord une question de santé. Soit l’alimentation est prise en compte comme une donnée fondamentale du bien-être des populations, soit nous sommes appelés à être exposés à la famine, la malnutrition et la mort.

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