Les mots de la Francophonie, chapitre 4 : pédophilie

Article : Les mots de la Francophonie, chapitre 4 : pédophilie
11 mars 2014

Les mots de la Francophonie, chapitre 4 : pédophilie

Le 20 mars c’est la journée internationale de la Francophonie. Il s’agit comme chaque année pour la communauté de ceux qui utilisent partiellement ou totalement le français en partage de se rappeler leur appartenance commune aux valeurs de cette Francophonie. Alors je me demande quels pourraient être les mots clés à décrypter pour ce 20 mars 2014.  Dans ce billet, je parle d’une famille de mots : pédophilie.

La photo fait le tour des réseaux sociaux au Cameroun. Un homme d’un certain âge avec une fille visiblement mineure, très mineure, surpris en flagrant délit dans une grosse cylindrée. Le spectacle est d’autant plus ahurissant parce qu’au pensait que ce genre de scénario était l’apanage des seuls Occidentaux. Voici que les Africains trempent en plein dedans. En attendant les conclusions des enquêtes judiciaires, on peut tout de même s’interroger sur les motifs (si les intentions étaient saines) ou les mobiles (si les intentions étaient criminelles). Qu’importe ! Il est plus que jamais temps de protéger l’enfance, de protéger la jeunesse, de protéger les jeunes filles et les jeunes garçons contre ces papys qui aiment les bébés. Vous allez trouver des explications mystiques, maléfiques, et autres, mais la seule plausible à mes yeux est qu’il s’agit d’une abomination.

La pédophilie formée sur les radicaux grecs paidos de παις-παιδος, enfant et philiade φιλία, amitié et le sens étymologique du mot conduit donc à l’amitié pour les enfants. Le terme pédérastie (puisque pédérastie est formé des deux radicaux paidos (enfant) et eros (amour sexuel) conviendrait mieux à cette monstruosité considérée comme une perversion sexuelle (paraphilie) et les activités s’y rapportant sont condamnées par les lois, et notamment les lois des pays francophones. Oui, la pédophilie touche notre monde contemporain, en commençant par le Vatican, mais aussi d’autres scandales révélés par l’association Internet Watch Foundation (IWF) – association de surveillance de l’Internet – située en Grande-Bretagne, qui publie des statistiques sur les sites pédophiles et qui établit que :

  • 50 % des cas de pédophilie remontent aux Etats-Unis
  • 12 % vers la Russie
  • 12 % vers le Japon
  •  9 % vers l’Espagne

Heureusement, pas de pays francophone en tête de liste, et c’est peut-être la preuve que la chose choque dans le monde francophone, car il faut vraiment être timbré (l’un des dix mots de la Francophonie en 2014. ) pour rechercher du plaisir dans les parties génitales ou annales d’un enfant. Un timbré est un fou, un piqué, un cinglé. Il est timbré quand il exploite sexuellement un enfant. Il est timbré quand il lui miroite des faveurs en échange d’une partie de « plaisir ». Il est timbré parce qu’au fond, il a oublié lui-même qu’il était enfant avant d’être bourreau d’enfants. Pour cela, il faut dire non comme le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf : « NON aux conflits oubliés, aux populations civiles, singulièrement les femmes, abandonnées aux exactions les plus viles. NON à l’impunité et à l’immunité des auteurs de crimes contre l’humanité ». Oui, Monsieur Diouf, il faut dire non à la pédophilie, car c’est bel et bien un crime contre l’humanité.

 

Partagez

Commentaires